J’ai longtemps travailler dans le domaine des changements climatiques et des produits pétroliers. Vous avez raison en ce qui concerne le bunker. C’est un produit très peu raffiné qui contient entre autres de grandes quantités de souffre... générant non seulement des pluies acides, mais également des changements climatiques, smog...
Il est vrai que le gaz naturel et la co-génération plus particulièrement polluent moins. Toutefois, il ne s’agit pas d’une technologie pouvant être utilisée à long terme compte tenu du fait que cette ressource est présente en quantité limitée sur terre. Mais surtout, en tant que spécialistes sur les changements climatique et énergie... nous considérons que cette source de production d’énergie est très loin d’être la plus efficace et la moins polluante.
Tout d’abord, la production d’énergie à partir du gaz naturel sans co-génération veut dire une perte de 50% d’efficacité, cette perte étant un peu moins importante en co-génération.
Deuxièmement, il a été prouvé à maintes reprises que l’efficacité, les énergies vertes qui des sources considérables au Québec peuvent être utilisées dans de nombreux procédés au Québec.
Les Québécois sont par habitant les plus grands consommateurs d’énergie, en grande partie dû à notre mode de vie. Les émissions de gaz à effet de serre augmentent de 10% a tous les 10 ans.
D’autres solutions existent si nous voulons éviter des problèmes de santé, entre autres, respiratoires, et si nous voulons développer un mode de production d’énergie que nos enfants pourront également utiliser.
Il est clair que la modernisation d’installation fonctionnant au bunker et leur remplacement pour des systèmes au gaz est avantageux côté santé. Mais l’installation de nouvelles centrales au gaz n’est malheureusement et définitivement pas une solution viable pour nous et nos enfants.
Nous avons un formidable potentiel éolien, géothermique, solaire, d’efficacité énergétique qui peuvent être couplé à des systèmes existants et qui seraient autrement plus efficaces.
En espérant que ces mots auront fait un peu de lumière sur la problématique énergétique actuelle. En tant que formatrice dans le domaine auprès des jeunes et des universitaires, je ne peux considérer que ces options sont viables surtout compte tenu des possibilités qui s’offrent à nous.
En vous souhaitant une bonne journée
Annie Letendre
Institut des sciences de l’environnement
Coalition-Québec-vert-Kyoto