mardi 23 mars 2004, par Christian Beauchesne
Depuis 1999, les nouvelles diodes blanches à haut rendement, appelées aussi DEL ou LED blanche, ont commencées à intéresser l’industrie de l’éclairage sur toute la planète. Leur très faible consommation, de l’ordre de 15 à 20 mA, et leur forte luminosité font en sorte que de plus en plus de produits les intègrent comme composantes d’éclairage. On parle ici de lampes de poche, de phares pour vélos, de panneaux de contrôle ou d’affichage, de phares d’automobiles, de feux de circulation et on n’est ici qu’aux premiers balbutiements de cette technologie.
Des grappes de diodes peuvent être combinées pour obtenir la même intensité lumineuse que la plupart des lampes incandescentes actuellement sur le marché. Non seulement, à intensité lumineuse égale, elles consomment environ 80% moins de courant mais, en plus, elles ont une durée de vie garantie de 100,000 heures et n’ont besoin d’aucun entretien, sauf si ce n’est que de passer un petit linge sur la lentille de temps à autres.
Au Québec, on voit déjà des municipalités qui se préparent à changer leurs anciens feux de circulation pour des nouveaux feux à diodes électroluminescentes. En Europe, ils semblent avoir une petite longueur d’avance grâce, ente autres, à une entreprise qui fabrique des lampadaires, des projecteurs et des plafonniers à LED’s.
( voir ce lien : http://perso.wanadoo.fr/lumiway/index1.htm )
Sur leur site, cette entreprise affiche un tableau comparatif démontrant les différences économiques entre 30 lampadaires à LED’s de 20 W et 30 lampadaires conventionnels de 150 W. À l’achat, ils sont 3.5 % plus chers mais ils permettent des économies annuelles de 93 % en énergie et en entretien. La consommation énergétique annuelle des 30 lampadaires est de 2 800 kWh au lieu de 22 338 kWh. Une économie appréciable quand on sait que plusieurs centaines de milliers de lampadaires éclairent les rues du Québec.
En supposant qu’on ne remplacerait que 100 000 de nos lampadaires actuels par cette nouvelle technologie, on épargnerait 65 126 MWh par année et ce, sans émettre un seul gramme de CO2.
Je pensais qu’il n’y avait qu’en Europe qu’on en trouvait, jusqu’à ce que mes recherches me mènent à côté de chez-nous. Effectivement, une compagnie étasunienne offre des lampadaires et ce n’est sûrement pas la seule. Peut-être y en a t-il au Québec.
Lien direct dans la page des lampadaires à LED’s de la compagnie LEDTRONICS : http://www.led.net/datasheets/traffic_index/traffic_index.htm
Ce qui est intéressant, c’est que leurs lampes sont insérées dans des têtes d’éclairage de format M-400 ou M-250 de GE. Je ne m’y connais pas mais comme je soupçonne que la plupart de nos lampadaires québécois sont de ces formats, peut-être que cette entreprise serait en mesure de ne fournir que le kit de lampe qu’il serait plus économique d’installer, plutôt que de changer la tête au complet. Au pire, ils nous font un kit sur mesure et on leur en achète 50 000 ou 100 000 par année.
Ce serait peut-être une bonne idée que les gouvernements et, surtout, les municipalités soient au courant que cela existe. Probablement qu’il existe un standard provincial qui pourrait être adapté afin d’introduire ce type de lampe. Au fur et à mesure que les anciennes lampes brûleraient, cette technologie pourrait être remplacée en douceur dans le réseau. L’investissement serait progressif et, d’ici quelques années, cette technologie porterait ces fruits.
Nous serions tous gagnants de ces changements, au niveau économique pour les contribuables, au niveau de la pollution chimique produite par la fabrication et la destruction de certains types de lampes, au niveau de la pollution lumineuse des villes et au niveau des réserves hydroélectriques de la belle province.
Voir aussi le lien suivant concernant une analyse technique qui date de presque une année mais qui fournit des liens Internet intéressants : http://perso.club-internet.fr/sidler/Led.pdf