Nous, les Québécois, nous aimons les cheveux frisés : le petit Saint Jean-Baptiste, le petit premier ministre... bref, une vraie peuplade de moutons. Si bien qu’il est doux et apprécié de se faire manger la laine sur le dos. Malheureusement, même les moutons ont besoin d’air pur et d’eau fraîche. Vous savez, c’est élémentaire, à la base de la survie, même si certains carnassiers veulent nous faire croire que l’argent importe plus que tout. Si triste que cela puisse être, nous en sommes rendus là ; au point précis où l’on doit choisir d’hypothéquer notre avenir pour emplir les poches de quelques avares ou de se dresser sur nos pattes et de lutter de toute notre âme pour avoir un Québec sain et habitable. Ça suffit, remettre à plus tard. C’est maintenant que l’avenir de la Terre se joue et le Québec fait bel et bien partie du reste du monde. Nous devons, tous ensemble, tous en tant que moutons, montrer que nous n’avons plus de laine sur le dos et que nous ne les laisserons pas nous manger la chair jusqu’aux os ! Il faut montrer que nous sommes tannés d’être du bétail, montrer que cette nation nous appartient, malgré tout, et que nous souhaitons pouvoir en être fiers. Le Québec a toutes les ressources pour avoir une énergie propre. Nous n’avons pas besoin de centrales polluantes. Les moutons, c’est assez ! Mettons-nous debout et arrêtons de trembler. Il est temps que le peuple québécois se réveille de sa torpeur. Les dents des carnassiers pèsent sur notre échine, ne les laissons pas prendre une bouchée de plus !
Martine Bourque
Étudiante
Salaberry-de-Valleyfield