mercredi 28 janvier 2004, par René Marcouiller
Madame, monsieur,
Je suis de ceux de ce mouvement démocratique qui a mené à la création d’Hydro Québec. Nous avons cru nécessaire que le Québec se donne les moyens de se développer en se déclarant propriétaire de sa force hydroélectrique. Notre choix était juste et a donné les résultats espérés. Hydro Québec a été notre fierté. Il a permis à nos ingénieur(e)s et à des techniciens d’ici de devenir des leaders mondiaux dans le domaines de l’hydroélectricité. Il a créé un centre de recherche efficace et prometteur. Il a donné à nos jeunes ingénieurs la possibilité de découvrir, d’améliorer de nouvelles applications et de nouvelles sources d’approvisionnement électrique.
Maintenant, j’assiste à un tout autre scénario. Alors que nous aurions avantage à pousser plus avant la recherche dans le domaine de l’électricité, nous reculons en choisissant pour répondre au besoin énergétique grandissant de construire une centrale thermique d’une technologie passéiste, polluante, celle du Suroît, n’ajoutant en rien à la recherche dans le domaine de l’électricité, recherche pourtant nécessaire si nous voulons demeurer dans le peloton des producteurs en électricité capable d’exporter notre savoir et de ce fait garantir un avenir prometteur à notre jeune génération de technicien(ne)s et d’ingénieur(e)s.
Bien plus. On ne compte plus les publications et les ouvrages qui partout à travers le monde proposent et utilisent d’autres modes de productions électriques rentables, efficaces et non polluantes. Pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui se fait ailleurs ? Nous pourrions mieux isoler nos maisons, utiliser l’énergie solaire, la force éolienne. La Hollande est un pays est celui du vent. Pourtant, il ne se contente pas de monter des éoliennes dans ses champs. J’ai vu des serres immenses tout au solaire.
Non à une centrale thermique. À moins d’être de mauvaise foi , on ne peut aller de l’avant avec ce projet. On ne peut encore se permettre de polluer, de mettre en danger la santé de nos citoyens du Québec et de la terre en rejetant des tonnes de déchets dans l’atmosphère. Il y a bien mieux à faire
René Marcouiller, Saint-Boniface, Qc