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COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Pour diffusion immédiate

La commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec : un exercice improvisé, à l’image de ce gouvernement, qui hypothèque l’avenir de nos générations futures.

Oui aux énergies renouvelables, non aux énergies redoutables

mercredi 6 avril 2005, par Vincent François

Montréal, le 6 avril 2005 – La Coalition Québec-vert-Kyoto, sous l’identification de Citoyennes et citoyens vert Kyoto1, ainsi que la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ) présentent aujourd’hui leur mémoire devant la commission parlementaire de l’économie et du travail, qui consulte actuellement la population sur le document du gouvernement « Le secteur énergétique au Québec – Contexte, enjeux et questionnements ».

Cet exercice, annoncé au début de l’été 2004 et commencé qu’à la fin de janvier 2005, vient camoufler la promesse des libéraux de tenir une commission indépendante tenue par des experts reconnus. Dans son désir de rattraper l’échec de la centrale du Suroît, le gouvernement, plutôt que de se repositionner et recentrer le débat sur le consensus populaire, a préféré nous faire croire qu’une politique énergétique pour le Québec pouvait se décider dans un débat parlementaire limité.

« Nous respectons les instances démocratiques, c’est pourquoi nous participons à la commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec » a déclaré Louis Beaulieu, porte-parole de la Coalition Québec-vert-Kyoto. « Mais cela ne nous empêche pas de dénoncer ce processus limité, contrôlé par un gouvernement en déficit démocratique, et qui ne fera que maquiller les enjeux actuels qu’on essaie de nous imposer : le développement d’une filière au gaz dont on voit poindre les éléments – centrale au gaz de Bécancour, ports méthaniers à Lévis et à Gros-Cacouna, 800 MW d’appels d’offres d’énergie thermique d’Hydro-Québec Distribution, exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent, etc. ».

De son côté, la FECQ affirme que la jeunesse du Québec ne s’intéresse pas simplement aux questions étudiantes, mais également à l’ensemble des enjeux touchant à l’environnement. Dans le cadre des engagements que le Québec a pris entourant le protocole de Kyoto, le gouvernement se doit d’agir afin de bannir définitivement les sources d’énergies polluantes et doit immédiatement mettre de l’avant des mesures pour favoriser le transport en commun et développer la recherche dans les domaines de l’énergie et du transport.

Dans son mémoire, la Coalition Québec-vert-Kyoto – Citoyennes et citoyens vert Kyoto – illustre par un ensemble de questions les limites de cette commission parlementaire qui ne pourra pas concilier les enjeux d’une politique énergétique avec un vrai développement durable ainsi que l’impératif d’avoir un plan d’action québécois pour le respect du Protocole de Kyoto. Par exemple, toute la problématique du transport, responsable de 38 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec, a été évacuée de cette consultation parlementaire, qui reste axée sur des modes de production et d’utilisation de l’électricité et qui ignore toutes les causalités et conséquences des choix à exercer pour une politique énergétique du Québec.

La Coalition Québec-vert-Kyoto demande à la Commission parlementaire que sa première recommandation au gouvernement Charest soit d’organiser un vrai débat sur la politique énergétique du Québec partant des conclusions des débats antérieurs plutôt que le superficiel « forum de consultation en ligne » actuellement prévu par le gouvernement !!!

Que ce débat soit fondé sur les consensus clairs qu’ont exprimé la population quant au développement des filières énergétiques les plus respectueuses de l’environnement – efficacité énergétique, éolien, géothermie, solaire, etc. – et qu’il mène à un plan d’action clair pour la mise en œuvre, qui a trop tardé, de ces choix énergétiques.

Finalement, que les conclusions de l’exercice soient mises en application en profondeur et non pas de façon superficielle.

Dans l’attente d’une vraie politique énergétique, nous demandons au gouvernement de respecter son propre mot d’ordre et de ne pas engager l’avenir sur des choix que la population rejette. Nous réitérons notre demande d’un arrêt de la construction de la centrale au gaz de Bécancour et un moratoire sur les projets de ports méthaniers de Lévis et de Gros-Cacouna ainsi que sur la question de l’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent. Nous réitérons également notre demande pour la fermeture tel que prévu de la centrale nucléaire de Gentilly en 2008.

Les Citoyennes et citoyens vert Kyoto représentent les organismes membres de la Coalition Québec-vert-Kyoto qui ne présentent pas en propre de mémoire devant la commission :

- Acte-B
- Citoyens inquiets et concernés de Sorel-Tracy
- Coalition des Citoyens de Mékinac
- Coalition Rabat-joie
- Collège québécois des médecins de famille
- Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
- Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQÀM
- Les Amis de la terre
- Parti Vert du Canada
- Sauvons nos boisés et milieux humides
- Société pour la nature et les parcs (SNAP)

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