Projet Rabaska
vendredi 23 novembre 2007
Le projet Rabaska suscite de nouvelles inquiétudes, cette fois-ci en raison des impacts possibles sur la nappe phréatique. Du moins, c’est ce qui ressort d’une assemblée, tenue jeudi par la Fédération des municipalités du Québec, au cours de laquelle les membres se sont intéressés à la position de la municipalité de Beaumont quant au projet de terminal méthanier à Lévis.
La construction des citernes du terminal méthanier, qui seront enfoncées à 15 mètres dans le sol, obligera en effet à aller chercher beaucoup plus profondément l’eau qui approvisionne les puits du voisinage. Les eaux souterraines qui sont actuellement à un demi-mètre du niveau du sol devront quant à elle être pompées continuellement autour des citernes.
L’approvisionnement en eau des résidents du secteur pourrait donc, disent certains élus beaumontois, être touché. Le risque de drainage des terres agricoles inquiète également ces derniers.
Rabaska s’est engagé à apporter les correctifs nécessaires. Le réseau d’aqueduc de Lévis sera notamment prolongé vers l’est jusqu’à Beaumont, ce qui ne fait toutefois pas l’affaire du maire suppléant, Pierre-Paul Sénéchal.
« L’aqueduc va arrêter juste à la frontière. Les répercussions négatives sont bien sûr des deux côtés de la frontière, mais les compensations ne seront que du côté de Lévis », dit M. Sénéchal.
La Ville de Beaumont ne comprend pas que Québec ait donné le feu vert au projet avant de connaître l’étendue du problème. Elle a demandé à plusieurs reprises de rencontrer les ministres responsables, mais sans succès jusqu’à maintenant.