Le Soleil
Le député-ministre de Beauce a dit non dimanche aux méthaniers dans la baie de Fundy
mardi 11 septembre 2007, par Marc Saint-Pierre
Il y a de quoi perdre son latin de l’attitude du député-ministre de la Beauce, Maxime Bernier, en ce qui concerne les ports méthaniers, qui se soucie davantage de la sécurité des gens de la baie de Passamaquoddy que de ceux de Lévis, a observé l’ex-ministre de l’Environnement du Québec et candidat du Nouveau Parti démocratique dans Outremont, Thomas Mulcair, hier.
En fin de semaine, selon une information en provenance de St. Andrews, Nouveau-Brunswick, le nouveau ministre des Affaires étrangères a assuré à un groupe de citoyens que le Canada s’oppose fortement à ce que des méthaniers géants empruntent les eaux dangereuses de la baie de Fundy menant à celle de Passamaquoddy, entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.
Ottawa étudiera la possibilité d’interdire le passage des navires de GNL (gaz naturel liquéfié) à destination du côté américain de la baie, notamment parce que le gouvernement veut "protéger la population et l’environnement".
De l’avis de M. Mulcair, il y aurait aussi lieu d’entendre le ministre conservateur en ce qui concerne le projet Rabaska, à Lévis. "J’aimerais que M. Bernier commence à se préoccuper de ce qui se passe dans la cour de sa circonscription", a noté l’ex-ministre du gouvernement Charest, qui avait souhaité un enterrement de première classe pour le projet de GNL lévisien après un voyage au port méthanier d’Everett, à Boston.
À Transports Canada, une porte-parole a indiqué que "le contexte de navigation" de la baie de Passamaquoddy est tout à fait différent de ceux de Gros-Cacouna et de Lévis, notamment à cause d’un litige canado-américain portant sur les eaux territoriales.
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