mercredi 28 janvier 2004, par Michel Guité
Non, je ne crois pas l’Hydro. J’ai de la misère à croire le président André Caillé de l’urgence de devoir construire rapidement de nouvelles centrales, celle au gaz de Suroît en particulier, surtout devant les fréquents changements de raisons évoqués, en particulier les récentes journées de froid.
J’ai la bizarre impression d’être manipulé lorsque la vache à lait du gouvernement nous a demandé de réduire notre consommation. Les consommateurs ont tellement bien embarqué que la réduction de consommation a presque égalisé la production de 840 MW que produirait cette nouvelle centrale au gaz, projet désapprouvé non seulement par le BAPE mais aussi par le syndicat des ingénieurs de l’Hydro-Québec en raison de sa non nécessité et de sa grande production de gaz carbonique équivalent à l’ajout de 600 000 véhicules sur nos routes.
Pour arrêter ce projet, il faudrait sans doute que les résidents de Valleyfield utilisent la même recette que celle des warriors de Kanesatake.
J’ai l’impression que les élus, tellement désireux d’obtenir des profits supplémentaires d’un organisme rapportant déjà des revenus d’un peu plus un milliard et demi, n’ont pas encore compris l’urgence de réduire la pollution de l’air. Ils ne tiennent pas à respecter les accords de Kyoto qui devraient être beaucoup plus restrictifs, selon le professeur Hubert Reeves, car l’avenir de notre petite planète est en péril pour nos enfants et petits-enfants. Je ne suis pas d’accord en cette nécessité que les 3 divisions de l’Hydro soient toutes rentables.
Comme il vient d’être facilement démontré, c’est dans les économies d’énergie qu’il faut mettre de l’avant, en attendant la fin des travaux des des trois centrales hydro-électriques, présentement en construction, en plus de la dizaine d’autres centrales en projet. Mais aussi et surtout développer d’avantage des sources renouvelables d’énergie propre tel les panneaux solaires et les éoliennes.
Mais avant tout, cesser cette politique de prix de faveur aux alumineries dont celle de Baie-Comeau et Sept-Iles ont provoqué une augmentation de 2.5% à tous les autres usagers.
Par contre, je donne raison à monsieur Caillé de sensibiliser les élus à donner priorité aux entreprises industrielles les moins énergivores. Alors j’aurai confiance en lui et en le gouvernement que nous pourrions qualifier de responsable.
Michel Guité, Boisbriand