Québec - Le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Sam Hamad, a fait volte-face hier. Il a affirmé que le gouvernement Charest prendra sa décision sur la construction de la centrale thermique du Suroît après les consultations publiques sur l’avenir énergétique du Québec à l’automne, contrairement à ce qu’il a déclaré mercredi sur plusieurs tribunes publiques.
Mais encore une fois, M. Hamad l’avait tout faux. En fait, le gouvernement prendra sa décision probablement à l’été. La Régie de l’énergie rendra sa recommandation sur l’opportunité de construire ou non la centrale du Suroît le 30 juin. Si l’avis est favorable au projet, le gouvernement tiendra une commission parlementaire sur cette question cet été, probablement en août, après quoi le gouvernement annoncera sa décision.
Avant de se dédire hier, Sam Hamad avait passé la journée de mercredi à expliquer que le projet du Suroît et la consultation publique sur l’avenir énergétique du Québec pour l’automne, qu’il avait sortie de son chapeau mardi lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, était deux choses distinctes. La décision sur le Suroît serait prise « quelques jours ou une semaine » après l’avis de la Régie de l’énergie, avait-il affirmé.
À l’Assemblée nationale, le député de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, a demandé à M. Hamad si oui ou non la décision concernant la centrale du Suroît sera prise après la commission parlementaire de l’automne prochain. « Monsieur le président, la réponse est oui », a répondu M. Hamad.
Mais au cabinet de Jean Charest, la compréhension des choses n’était pas la même. Même l’attaché de presse de M. Hamad, André Ménard, soutenait que la décision sur le Suroît devrait être prise avant la consultation de l’automne. En début de soirée, un communiqué diffusé conjointement par les cabinets de M. Hamad et du ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, tentait de clarifier la position du gouvernement. À la suite de la décision de la Régie de l’énergie le 30 juin, « advenant la nécessité ou l’opportunité de prendre une décision gouvernementale à court terme, une commission parlementaire sera appelée à siéger sur cette question », peut-on lire dans ce communiqué.